LES BRÈVES DE MARS

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Mars 2021

Conférences

                    De report en report, les restrictions sanitaires consécutives à la pandémie de Covid 19 nous obligent à annuler les rendez-vous que nous avions fixés . Nos conférenciers prennent leur mal en patience en attendant d’obtenir le feu vert pour vous réunir à nouveau. Par contre, notre assemblée générale 2021 pourra se tenir normalement, avec bien sûr, masques et gestes barrières. Vous en serez informés prochainement.

Petites chroniques de 1914

Un plateau de choix

                    A circonstances exceptionnelles, évènements exceptionnels. Les circonstances, c’est la guerre déclenchée en août 1914 qui entraîne l’arrivée de réfugiés Belges à Challans. Les premiers arrivent en gare le 27 octobre , ils sont au nombre de 200. L’évènement, lui, est musical. On sait les Challandais , tout du moins à cette époque, friands de concerts. Ils sont donc nombreux, Salle des Fêtes, lors du Spectacle concert donné en après-midi, au profit des réfugiés Belges. Parmi les musiciens et chanteurs figurent M. Lheureux, superbe voix du Théâtre de la Monnaie de Bruxelles, M. Tilly du Théâtre Royal de Liège, M.Chatman du Kursaal, le mythique casino  d’Ostende. Un plateau de choix pour ce concert, clôturé par le champagne, offert par Monsieur le Maire, Gildas Grelier.

Pourtant, on s’amusait bien !

                    Avant de basculer dans l’horreur de la Grande Guerre, l’année 1914 était joyeuse, et certains Challandais s’amusaient bien. Soixante d’entre eux se sont travestis à l’occasion du carnaval et du bal masqué orchestré par La Lyre. La Salle des Fêtes danse jusqu’à quatre heures du matin et fait un triomphe à l’un des travestis qui s’est confectionné le masque du Président de la République, Raymond Poincaré.

Dans un autre style, on se précipite Place de la Noue (actuelle Place Victor Charbonnel) au « Paradis de Mahomet ». Ce cabaret provisoire avec entraîneuses et boissons connaît, durant son séjour à Challans, un franc succès, nous rapportent les journaux de l’époque.

Et puis, on déchante …

                    Les nouvelles vont vite apprendre, à ceux qui sont loin du front, les débuts catastrophiques de cette guerre. Dès le mois de septembre, on compte treize soldats de la commune tués au combat. La dure réalité du conflit va égrener une litanie sans fin qui marquera les esprits jusqu’en 1921, où reviennent en gare les corps des soldats morts au champ de bataille, ou dans de lointains hôpitaux.

En novembre 1914, on apprend le décès du greffier de la Justice de Paix, M. Chaigne, tué en Belgique, et on enterre en grande cérémonie le Rouennais Emile Sageot, le premier soldat décédé à l’Ambulance, l’hôpital installé à l’école Saint-Joseph.

 

Promenades de printemps

Le printemps météorologique débute le premier mars et le temps, parfois, incite à la promenade. Un Chemin de Compostelle longe la Commanderie de Coudrie. La photographie, prise depuis celui-ci, nous offre une vue de la chapelle, presque intemporelle. Pèlerins d’hier, marcheurs d’aujourd’hui, pouvaient, et peuvent encore, découvrir au travers des haies la lourde et robuste silhouette bâtie par les Templiers.

Cli: © Alain Grégoire-2021

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