LES BRÈVES DE FEVRIER

Brèves de février

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1922

L’industrie lourde qui a fourni tant d’obus pour les champs de bataille, tant de canons pour pulvériser les soldats, tant de mitrailleuses pour les déchiqueter, va se tourner vers d’autres débouchés. Ford, Daimler ou Renault, pour n’en citer que trois, ont fait fortune en fournissant les armées. Ils vont devenir les champions de l’automobile. Les populations, elles, meurtries par tant de violence, vont pleurer et honorer leurs disparus, morts pour leur pays.

Il y a 100 ans, donc, la vie reprenait son cours, la vie telle qu’elle est lorsqu’on vit en paix. L’année 1921 a encore été marquée par la Grande Guerre et la désolation qu’elle a semée dans de nombreuses familles. Les cercueils des défunts arrivent régulièrement en gare de Challans avant d’être acheminés jusqu’à leur commune. Les challandais sont portés en terre, de la gare à l’église puis au cimetière sur un char à quatre roues tiré par des bœufs, recouvert d’un drapeau tricolore, que saluent à leur passage les riverains de la Grande Rue. La sécheresse qui a sévit en 1921 est terminée et le pain n’est plus rationné.

Par contre la Concorde, qui prévalait pendant les années du conflit, s’effrite sérieusement. Pendant plus de cinq ans, chacun avait mis ses convictions politiques et religieuses sous l’éteignoir et on voyait, en 1914, les épouses de deux notables qui se déchiraient sur tous les sujets, quêter ensemble pour venir en aide aux familles, privées du modeste salaire des hommes, partis au combat. En 1922, l’inauguration du Monument aux Morts montre que les divisions s’expriment à nouveau.

C’est au cours de la séance exceptionnelle du conseil municipal du 12 avril 1922 que le monument a été choisi. « Les frères Martel, nés dans le canton de Challans et demeurant à Paris, 3 rue de la Neva, précise le rapporteur, proposent un monument représentant les parents de soldats pleurant leurs enfants. L’homme et la femme sont habillés en costume du pays ». Les sculpteurs du Mollin préconisent un décor de verdure et suggèrent de l’installer quartier de la Chapelle, devant le parc des Marzelles.

Monsieur Gourdon, représentant la marbrerie du même nom installée à Paris, 33 rue Poussin, est à son tour auditionné. Il présente quelques planches, précisant que des adaptations sont possibles. C’est ce monument, produit en séries, qui sortira vainqueur du vote à bulletins secrets qui suivra. Sur 13 votants, 2 ont choisi l’œuvre proposée par les Martel, 10 ont voté pour la maison Gourdon et un élu a voté blanc. A noté que 8 conseillers étaient absents.

Le maire précise que le coût de l’ensemble ne devra pas dépasser 85,000 Francs.

L’inauguration officielle aura lieu le dimanche 29 octobre. 265 noms y figurent. Sur le marbre du second monument dédié aux morts de la Grande Guerre, il y en a 267. Celui-ci est situé dans la chapelle Sainte Philomène de l’église de Challans. Commandé par le curé Freland, il est l’œuvre du sculpteur Nantais Joseph Vallet.

 

 Les deux monuments dédiés aux « Morts pour la France » lors de la première guerre mondiale

Auguste Barrau s’était emporté dans son journal sur le choix artistique des élus et l’abbé Charles Grelier note, lui aussi, son profond mécontentement : « Ce monument, exclusivement laïc et qui ne comporte aucun signe religieux, a été fabriqué à Saint-Pol-de-Léon. Beaucoup de catholiques sont mécontents de cette absence de signes religieux, mais cette neutralité ne convient-elle pas lorsque l’on sait que deux soldats challandais sont morts dans l’impiété totale ? La décoration est pauvre, piteuse, indigne de l’héroïsme de nos soldats ! »
Pour ajouter un peu de division et bien montrer que la concorde n’est plus, l’Harmonie La Lyre (républicaine) refusa de jouer à l’église où une messe fut célébrée et la Sainte-Cécile (catholique) refusa de jouer devant le monument aux morts !
Le grand conflit de 14/18 est clos, les petits conflits eux, ne connaissent pas d’armistice !

Erick Croizé

Sources : Archives de la Vendée. Auguste Barrau. Shenov.

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Ça, vous ne le verrez plus !

Publicité parue en décembre 1931

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Nos ancêtres, les Gaulois ?

Auguste Barrau rend compte, en avril 1927, d’une découverte réalisée par les carriers travaillant pour l’entreprise Le Bret, installée dans le quartier des fours à chaux. Alexandre Le Bret est à la tête de la briqueterie industrielle et produit de la chaux, grâce à un four à feu continu, toujours visible (en cherchant un peu) route de Saint-Jean-de-Monts, sur la gauche, par une impasse située entre la rue du Bois Soleil et le rond-point du Bois du Breuil.

La découverte d’ossements très anciens n’est pas une surprise, surtout au Fief des Loires, proche du Fief de la Vérie où, en 1956, Monsieur Henri Barraud découvrira l’exceptionnel dépôt d’objets en bronze, dont on peut voir les répliques dans une vitrine au dernier étage de l’Espace Martel. En 1927, le « Dépôt de Challans » était toujours dans sa cachette, sous terre.

Le compte-rendu intégral de la visite, écrit de la main d’Auguste Barrau, a été soumis pour une actualisation et un commentaire à Gérard Bénéteau, préhistorien et membre de la shenov. Vous le trouverez à la suite.

Je vous conseille également l’article consacré aux fours à chaux, de Didier Lebornec, paru dans les Cahiers du Noroît 2021.

Erick Croizé

Les Loires Cadastre Napoléonien rénové de 1970
Le « Bois de Boulogne » figurait ainsi sur le cadastre de 1832
Il s’agit du Bois des bourbes.
(Archives de la Vendée)

Ossuaire du Fief des Loires

Mercredi dernier, sur invitation gracieuse de Monsieur Le Bret, aux fours-à-chaux, nous prenions place dans son auto pour aller visiter la carrière d’où ont été extrait les ossements remontant, suivant l’appréciation du distingué géologue et préhistorien, le docteur Marcel Baudouin, à l’époque de la pierre polie.
Cette carrière, située dans le Marais ou Fief des Loires, proche de la métairie de ce nom (lieu noble, habité en 1612 par messire André Papion), est encadrée de beaucoup d’autres momentanément inexploitées par suite de leur envahissement par l’eau pluviale.
Ça et là, d’énormes tas de pierres géométriquement alignés attendent leur enlèvement depuis des mois, et M. Le Bret se demande, non sans inquiétude, s’il ne se trouvera pas dans l’obligation d’éteindre ses fours à feu continu, pour peu que l’humidité persistante interdise, pendant quelques temps encore, le charroi des matériaux nécessaires à leur alimentation : ce qui amènerait forcément du chômage pour son personnel.
Nous arrivons bientôt à l’Ossuaire où travaille le carrier ayant fait les premières découvertes et qui s’empresse de nous montrer sa dernière récolte, consistant en différents os qui s’effritent à un toucher un peu rude ; une partie de mâchoire munie de dents possédant leur émail ; une pierre rougeâtre au grain très fin et une autre étrangère à notre région, qui seront envoyées au docteur Baudouin. A notre question relative aux silex, dont Monsieur Le Bret nous décrit les formes et les dimensions, le carrier répond qu’il se rappelle maintenant en avoir trouvé quelques-uns , mais ignorant l’intérêt qui s’y attache, il les a laissés dans la terre rejetée après l’extraction de la pierre.
En contemplant cette excavation où dorment – depuis combien de siècles ? – nos ancêtres de la pierre polie, nous avons évoqué l’époque Robenhausienne (fin du néolithique) où la lutte pour la vie leur fut si âpre. Suivant M. Gabriel de Mortillet (préhistorien Français du XIXe), le climat était alors plus tempéré, plus uniforme qu’à l’époque magdalénienne (entre 17 000 et 12 000 avant notre ère). Le mammouth, l’hyène, les grands félins n’existaient plus, ils avaient été remplacés par les bœufs, le cheval, le mouton, la chèvre, le cochon, le chien. L’homme robenhausien cultivait le blé, l’orge, le seigle, dont il écrasait le grain entre deux pierres. De cette farine grossière, il formait des galettes qu’il cuisait et se nourrissait aussi de fruits ; il buvait une sorte de boisson fermentée préparée avec des mûres. En même temps que des peaux d’animaux , il se couvrait de lin filé et tissé et, bien que dépourvu de sens artistique (?), il aimait la parure et portait des colliers de coquilles marines, de dents d’animaux, d’anneaux en pierre polie, etc. Il professait le culte des morts et peut-être inaugurait-il, en pareil mois d’avril et sous les mêmes bienfaisantes tombées de soleil, l’Ossuaire au milieu duquel nous nous trouvons ?
Avant de partir, M. Le Bret recommande bien à son carrier de le faire immédiatement prévenir dès la mise au jour d’un squelette ou d’un crâne.
Nous voici de retour à notre point de départ. Très aimablement, M. Le Bret nous fait les honneurs des fours et de l’importante briqueterie qu’il dirige, et auxquels il a apporté de sérieuses améliorations.

Auguste Barrau Avril 1927

Le journal, quelques jours plus-tard, informe ses lecteurs des réflexions du Docteur Baudouin, après examen des ossements découverts.« Ces ossements sont certes en très mauvais état, mais j’ai pu découvrir trois preuves qu’il s’agit d’os de la « pierre polie » car dès l’époque des dolmens, il y a dû avoir un « Tumulus galgal » (1) détruit, recouvrant comme à Bazoges-en-Pareds, un « ossuaire néolithique ». C’est le seul ossuaire connu de cette époque, dans la Vendée maritime.

Notes :(1) Galgal : Éminence artificielle composée en majeure partie de pierres et de cailloux amoncelés.

Un carrier de l’entreprise Le Bret

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Appréciation et commentaires sur « L’ossuaire » du Fief des Loires,
à Challans par Gérard Bénéteau

En fonction du peu d’éléments descriptifs en notre possession sur ce site archéologique et les réelles conditions de découverte, on ne peut qu’extrapoler prudemment sur la nature des « ossements » découverts par les carriers de l’entreprise Le Bret, des fours à chaux de Challans et du milieu dans lequel ils se révélèrent.
Tout d’abord, l’ancienneté de ces ossements est soutenable pour plusieurs raisons. En premier lieu, ceux-ci étaient inclus dans un milieu calcaire (pierre utilisée pour faire de la chaux dans les fours), environnement pétrographique qui permet une très bonne conservation de tous éléments osseux, étant eux même en calcaire.
Ensuite, les « silex » qui semblent avoir accompagné ces ossements (même si on ne possède aucune description précise), accréditent la forte probabilité d’une sépulture « en coffre » construite en opus incertum, comme il en a existé de très nombreuses au Néolithique. L’absence de gros blocs précise qu’il ne s’agissait pas d’une sépulture mégalithique, de type « dolmen » par exemple. Enfin, les nombreux menhirs reconnus dans ce secteur sous tendent la présence d’un groupe humain structuré plus ou moins important (menhir de la Pierre Levée de la Vérie, menhir du Caillou Blanc, menhir de la Voie, mégalithe de la Roche aux Chats, etc,). Forcément, le viatique d’accompagnement ne se limitait sans doute pas à quelques outils taillés et les poteries qui y étaient déposées à côté du/des défunts ont probablement été détruites, lors des travaux des carriers, sans avoir été identifiées, par absence de connaissances. Dans le texte publié dans ce journal et qui cite les propos du docteur Marcel Baudouin, les os récoltés semblent avoir été décarnisés par une action humaine à l’aide d’outils de pierre. Il semble n’avoir été récupéré uniquement que des tibias et fémurs ainsi qu’un maxillaire inférieur (la boîte crânienne a dû être broyée par les pioches des carriers). Quant à la « platycémie » des tibias qu’il compare aux squelettes du dolmen à encorbellement de Bazoges en Pareds (qu’il appelle à l’époque : un galgal, terme qui n’existe plus depuis la fin des années 1930), ce syndrome osseux reste sujet à caution car il a été observé jusqu’aux périodes historiques. Cependant, les critères précités « parlent » bien à un préhistorien actuel, pour ce qui concerne l’absence de côtes, de vertèbres ou d’os des mains. Mais à l’époque le docteur Baudouin ne savait pas ce que nous savons aujourd’hui avec la pratique des fouilles modernes.

Le Docteur Baudouin

L’auteur de ces lignes a lui-même dirigé pendant quatre ans, la fouille d’un site très comparable, sur la commune d’Avrillé dans le sud Vendée (L’enclos campaniforme à monolithes des Terriers, commune d’Avrillé, Vendée, Gérard Benéteau, CNRS, 1993). Les ossements découverts sur ce site étaient essentiellement restreints à des os longs (tibias, péronés, humérus) et os du crâne. Ces os montraient également des traces de décarnisation produites par des outils de pierre mais aussi par des traces de dents de charognards divers. Les sépultures étaient incluses dans de petites fosses creusées dans le calcaire local. On y a observées de nombreuses flèches en silex et plusieurs fragments de poteries dites « campaniforme ». La datation C.14 effectuée sur ces os humains a donné 2300 ans avant notre ère, soit la fin du Néolithique final-début du Chalcolithique (période où la métallurgie du cuivre apparaît). Il y a désormais de fortes présomptions pour que ces deux sites soient contemporains ; du moins en fonction des éléments dont nous disposons actuellement. La couverture de la sépulture pouvait être constituée d’un petit cairn de pierres calcaire qui ont bien sûr été confondues avec le reste du sous-sol par les carriers. On est, pour ces deux sites, dans le cas de sépultures dites « secondaires » où, après la décarnisation des corps des défunts, les préhistoriques sont venus prélever certaines parties du/des squelettes, pour les inhumer dans une sépulture terminale. Ce genre de pratique funéraire existe encore de nos jours chez certains peuples dans le Monde.

Les plus vieux Challandais(es)

Dans le texte, il est fait mention de la période « Robenhausienne », terme que l’on utilise plus depuis fort longtemps en préhistoire. On parle désormais de Néolithique Final, soit une partie de la préhistoire récente comprise entre 2800 et 2300 ans avant notre ère. La description de la nourriture et des habits écrite dans ce texte est dépassée elle aussi depuis longtemps. Les hommes et les femmes de cette période vivaient dans de petits villages aux maisons de bois tout à fait comparables à celles dans lesquelles nous vivons actuellement. Ils pratiquaient l’élevage des moutons, des chèvres, des porcs et des bovinés. Quant au chien, il était le compagnon des hommes depuis au moins 10 000 ans avant cette période.
Les Néolithiques pratiquaient aussi l’agriculture du blé, des pois, des fèves et autres légumineuses. Ils collectaient les fruits sauvages qu’ils savaient conserver pour l’hiver. Ils fabriquaient, bien sûr, du pain, ainsi que des gâteaux. Ils connaissaient la peinture, depuis au moins 40 000 ans et réalisaient de très belles parures en matières diverses (pierres, ivoire, os, bois, terre cuite, etc). Ils se peignaient très certainement le corps.
Ce sont eux également qui ont inventé la poterie et le tissage de vêtements, les outillages, les ustensiles et les vêtements dont nous nous servons encore aujourd’hui : cuillères, couteaux, bols, bouteilles, outres, assiettes, peignes, pantalons, jupes, bonnets, etc, etc.
Il est très probable que le village du/des défunt(es) ne se trouvait pas très loin de la sépulture, peut être a-t-il/elle été enterré(e) dans le village même. C’est donc là, un/une des plus vieux « Challandais(e) » reconnus(e) . . .
Hélas, nous ne connaissons pas de publication, concernant cette découverte, qu’aurait pu réaliser le docteur Marcel Baudouin. Comme un certain volume de ses travaux, ceux-ci sont sans doute restés à l’état de brouillon ou de pré-étude. Peut être retrouverons nous un jour le texte de l’étude de ce/ces vieux « Challandais(es) », parmi ses nombreux fonds archivés.

Gérard Benéteau. Préhistorien – 15 janvier 2022.

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Ah ! Les belles vacances !

Les tentes pointues, les jeux de plage, le sable fin, la mer, le soleil, et …
les maillots de bains en laine, tricotés mains.

Dans cette rubrique historique, proposant un rendez-vous mensuel, je souhaite aborder aujourd’hui un sujet, somme toutes récent car datant des années cinquante, qui fleure bon le sable fin de la grande plage de Saint-Jean-de-Monts.
Il s’agit du maillot de bain en laine, tricoté main ! Un souvenir enfoui dans le grenier de ma mémoire, réveillé par un article du journal Ouest-France, pieusement conservé dans les archives familiales : Tricotez vous-même un maillot de bain en laine !
Le maillot de bain en laine tricoté main, c’est, au sortir du bain, le choc des photos et le poids de la laine gorgée d’eau salée, qui comme chacun sait est encore plus lourde que l’eau douce et entraîne irrémédiablement la rugueuse merveille vers les genoux !
C’est pire si vous avez la malencontreuse idée de vous rouler dans le sable, comme le gamin que j’étais dans les années cinquante-quatre, cinq, six peut-être. Autant porter alors un slip taillé dans la peau d’un rhinocéros ! L’effet est le même, la couleur identique, et ça gratte certainement autant.
Attention, le maillot de bain en peau de rhinocéros est désormais interdit car c’est une espèce protégée, mais le maillot de bain en laine pourrait revenir, Made in France !
Le faire sécher est une affaire de 24 heures, par beau temps ! Il faut donc en tricoter plusieurs, comme les chaussettes, les gilets de corps, toute cette panoplie sortie des aiguilles magiques, un point à l’endroit, un point à l’envers, qui poncent la peau avec le mouvement du corps et lui donnent une jolie couleur rosée tout en garantissant une douce chaleur intérieure. Et sur les coups de soleil, c’est pire !
L’élégance du maillot du bain en laine est un désastre comparé au slip léopard, façon Tarzan, qu’arboraient quelques bellâtres luisants d’ambre solaire, parcourant la plage avant d’aller se mesurer en concours pour décrocher le titre de Monsieur Apollon, sur la scène de la Pastourelle.
Pour ajouter au ridicule, certaines tricoteuses, qui assises sous l’auvent de la tente jouaient des aiguilles à notre nez, corsaient leur chef-d’œuvre d’une frange de pompons ! Par contre, je n’ai pas le souvenir visuel de maillots façon jacquard : la surface réduite n’offrait probablement pas assez d’espace pour recycler les restes de pelotes colorées…

 

Astucieux ! Les bretelles (également en laine) assuraient la stabilité
et quelques zébrures supplémentaires avec le bronzage !

 

Il fallut patienter quelques années pour que la laine soit remplacée par le Nylon. Le Boxer-Short, très léger et facile à sécher, combinait alors un slip et un short, généralement de couleurs vives. Fini les grattouilles et l’humidité ambiante. Le plastique étendait ses conquêtes, remisant les clichés dans les albums de souvenirs. Mais pour ceux et celles des gamins qui en ont portés, ces moments ne s’oublient pas facilement.
Mais foin de l’esthétique, l’insouciance était la principale vertu de ces douces années.

 

Sources : souvenirs personnels.
Photographies : merci à Dominique et Elisabeth.

Erick Croizé 23/01/2022

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Nous vous rappelons notre dernière parution, « Challans pour les curieux ».

Il est, bien-sûr, disponible à la SHENOV, mais pas de soucis,  vous pouvez aussi le trouver à la Maison de la Presse de Challans, à la librairie Au Chat Lent, rue de la Redoute et au rayon presse d’Hyper U et Leclerc.

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Chaque mois, rendez-vous sur
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L’actualité du passé

Vous trouverez également des rubriques historiques sur:
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